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" Retour de prestation"

" Je vais bien pas d’inquiétude ! Si certains s'inquiétaient, le magicien tient bon !

Pour ceux que cela intéresse je livre ici ce qui m'est arrivé, l’expérience n'est pas facile à raconter. Dounette qui n'est autre que ma muse m'a concocté un bon petit plat ce soir. Nappe à petit carreau vichy, quelque litres de moulin-à-vent, et petites bougies sont de la partie m'a-t-elle annoncé par téléphone alors que je prenais la route pour la demeure conjugale.

 

Les aléas d'une journée bien mouvementée que j'avais passé eurent comme idée de jouer les prolongation et c'est finalement vers 2h du matin que je suis rentré chez moi en 206 fumante, sain et sauf. Dounette avait prit son repas seule et alla se coucher voyant les heures défiler sans me voir poindre le bout de mon nez ou tout autre partie de mon anatomie que l'on peut citer !

Voiture rentrée au garage, j'accroche mon imperméable, j'enfile mes pantoufles direction la chambre à coucher sans même avoir pris le temps de me remplir le gésier, je suis exténué de ma journée. Arrivé à mis chemin, j' éteins la lumière, troque les souliers contre les patinettes et glisse sur le parquet pour aller jusque ma chambre qui se trouve en ligne droite. J'abandonne les semelles de feutre au seuil de la porte et d'un pas franc je décide d'en découdre avec le dernier mettre qui me sépare de mon pucier, toujours lumière éteinte.

 

C'est alors que je pose le talon sur un paquet de carte, sorti de son étui et posé à même le sol, que je garde toujours à côté de mon lit et qui pour une raison que j'ignore à ce jour, se trouva sur mon chemin. Suivra une longue glissade sur fond de grand écart. Les orteils du pied droit se sont encastrés dans le coin du lit en chêne massif (put.. de poteaux, si ils avaient été ronds ce serait passé à côté…). Je laisse au lecteur le soin de considérer l'immense douleur qui accompagne un grand écart faciale à 38 ans, lorsque l'on est souple comme un piquet, ainsi que la jouissance qu'on procuré mes orteils en allant se garer ou vous savez. J'avais sommeil maintenant me voila réveillé.

Essayant de me relever dans le noir, j'attrape ce que je crois être le rideau de la fenêtre pour m'aider. Je confonds celui-ci avec une chemise fraîchement repassée par ma muse, pour mon contrat du lendemain, qui pend au bout de la table à repasser. Celle-ci balance sous l'effet de mon propre poids et envoie comme une catapulte le fer encore brûlant dans mon pif. Celui-ci se met a couler, et c'est bientôt dans une marre de sang, que tiendra le lieu de ma nécrologie si je ne fais rien pour en sortir. Je cris, je hurle de douleur, mais rien y fait.

Dounette fourre ses chiques dans les oreilles tous les soirs au dodo, et sauf si un avion de chasse pense à passer le mur du son à travers la chambre dans les 3 prochaines minutes, il n'y a aucun espoir qu'elle vienne à mon secours même si 4 mètres nous séparent.


Je garde toujours dans ma table de nuit une corne de supporter, vestige du temps où la France gagnait au football. J’appuyais fermement mais aucun son. J'approche l'instrument de mon oreille et un souffle puissant sorti de la buse traversant mon cerveau et éclatant mes deux tympans par la même. Je hurle mais je n'entends plus rien. Le son de cet engin était si puissant que la vitre de l'armoire lorraine derrière moi se fracassa réduisant celle-ci en un millier de fragments autour de moi, et faisant de moi par la même, un fakir improvisé si j'eus la bonne idée de vouloir me relever en utilisant mes mimines. Je décidai donc de ramper sur mes fesses comme un bébé, destination la salle de bain.

J’ondule péniblement et dans un mouvement de reins, une douleur immense s'empare de mon arrière train. Mon slip avait été arraché par un clou rouillé qui dépassait de mon vieux parquet. Heureusement, en tendant le bras, je peux atteindre la poignée du poêle à granulés qui me permettra de me hisser à la verticale. Dans ce mouvement, la clanche céda sous mon poids, la porte du foyer s’ouvrit et un épais nuage de fumée noire entreprit de me visiter les poumons. Moi qui ai toujours fumé, là c'est sans filtre, je tousse, je tousse et j’éternue en direction des flammes et l'une d'elle vient me lécher le visage. L'inventaire est sans appel, adieu sourcils et poils de nez, il en reste encore trois sur le caillou, l'honneur est sauf. Finalement ne pouvant pas me relever à cause de cette épaisse fumée je rampe jusqu’à la porte. Pas question de faire demi-tour.

Comme disait le capitaine du Costa Concordia « les femmes et les enfants d'abord » mais le capitaine du navire avant les femmes hein !... n'est pas gentleman qui veut. Finalement je me retrouve devant la porte d’entrée qui me fait enfin face. Je l’ouvris d'une main, et de l'autre je saisi le premier manteau que ma main pu attraper.

Je sors quand soudain la porte de la maison, qui ne s'ouvre que de l’intérieur, se claque violemment derrière moi, je me retrouve alors cul nu, au milieu de la route, le tarain explosé, sous une pluie battante. C'est la tempête. C'est en dessous du lampadaire que je constate mon accoutrement, le manteau est en fait celui de ma femme, rose bonbon et une fourrure synthétique, qui ferait pâlir le plus poilu de tous les chinchilla, garni le col de la capuche de la même couleur. L'enseigne de la pharmacie que j’aperçois au loin clignote et me renseigne sur la température extérieur, qui m'avais déjà été confirmé par mon postérieur instantanément, l'absente de slip aidant pour la précision, 1 degré celsius.

Il est 3 h du matin je me lève dans 2 h, j'ai peur, que va-t-il m'arriver demain vendredi 13 ? "

   

Les confessions ?

Au départ ce sont des acecdotes de ma vie de magicien que j'ai rangées dans un coin de ma mémoire. Ces souvenirs que je souhaite vous faire partager, passent par mon imagination pour donner ces histoires abracadabrantesques, qui je l'espère, vous plairont !
Aurélien Martin